- 24% : c’est la réduction en 25 ans de la mortalité par cancer
Le cancer est une maladie aux facettes multiples : il n’y a pas un, mais plusieurs types de cancers.
Propres à chaque organe et à chaque personne. Des cancers avec lesquels on peut de plus en plus continuer à vivre.

Traiter un cancer dépend de son type et de son stade de développement.
Ce traitement peut associer chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie ou hormonothérapie.
Plus vite un cancer est dépisté, plus tôt il est traité, moins les traitements sont lourds et meilleures sont les chances de guérison.

Témoignages

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30 ans de progrès

Découvertes scientifiques et innovations thérapeutiques n’ont cessé de faire avancer le combat contre les cancers, depuis les années 1950

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Découvertes scientifiques et innovations thérapeutiques n’ont cessé de faire avancer le combat contre les cancers. Depuis les années 1950, les entreprises du médicament concentrent leurs efforts sur ce fléau, que l’on osait à peine nommer « une longue maladie ».

Chaque décennie a été porteuse d’avancées et d’espoirs, mais plus récemment, de nouvelles molécules ont révolutionné le traitement de cancers jusque-là résistants.

Fini le temps où l’on cherchait, à travers les protocoles, à appliquer le même traitement à tout le monde, en fonction de la localisation des tumeurs. Ces traitements agissaient en bloquant la multiplication des cellules cancéreuses, mais ils touchaient aussi des cellules saines. Les effets secondaires étaient fréquents et importants pour le malade.

La compréhension de la biologie des tumeurs a opéré un changement radical. Des traitements sur mesure, adaptés aux caractéristiques moléculaires des tumeurs, se développent : ce sont les thérapies moléculaires ciblées, qui représentent une grande part des molécules nouvellement mises à disposition du corps médical.

Tous ces progrès permettent de prolonger la survie des patients, de faire de certains cancers une maladie chronique (cancer du rein notamment) et de contenir le plus longtemps possible la survenue de rechutes et de métastases (la tumeur s’étend à d’autres organes). Même si on meurt toujours du cancer, on améliore sans cesse le contrôle de la maladie. Objectif : gagner toujours plus de survie en utilisant les avancées de la recherche.

Il y a 30 ans
  • La chirurgie est généralisée et mutilante (ablation du sein).
    La radiothérapie irradie les tissus sains autour de la tumeur.
  • Les chimiothérapies sont peu actives et souvent mal tolérées.
  • Les premiers scanners améliorent les informations anatomiques apportées par les radiographies.
Il y a 10 ans
  • Suivant le profil génétique du patient, les premières chimiothérapies ciblées sont très efficaces.
    Les chimiothérapies hématopoïétiques (cellules souches sanguines) donnent d'excellents résultats dans les leucémies, les lymphomes et les cancers de l’enfant.
    Le premier médicament dirigé contre la croissance des vaisseaux entre en développement clinique.
  • Le scanner et l’IRM sont largement implantés pour affiner le diagnostic et le bilan d’extension du cancer.
Aujourd'hui
  • Le risque de mourir d’un cancer a diminué de 24% en 25 ans.
    Un cancer sur 2 peut être vaincu si le diagnostic est précoce.
  • La chirurgie vise à préserver l’organe.
    Cœlioscopie, robotisation, écho-endoscopie et radiologie interventionnelle sont en plein déploiement.
  • De nouveaux mécanismes d’action sont développés et de nombreuses pistes prometteuses en préparation…

Estimation de l'incidence et de la mortalité par cancer en France de 1980 à 2005, Institut national de veille sanitaire, 2008

Le(s) cancer(s)

Chacune des milliards de cellules qui nous composent remplit une fonction bien précise. Une fois leur mission accomplie, elles meurent et sont programmées pour cela (c’est l’apoptose).

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Chacune des milliards de cellules qui nous composent remplit une fonction bien précise. Une fois leur mission accomplie, elles meurent et sont programmées pour cela (c’est l’apoptose).

Croisssance d’une tumeur en 10 ans

Il arrive que des anomalies, répétées dans le temps, altèrent la division des cellules (on parle de mutations). Les cellules ne peuvent plus ni se réparer ni mourir. Elles se multiplient de façon anarchique. Les nouvelles cellules ainsi créées s’amassent, jusqu’à former une tumeur. C’est le début d’un cancer.

Dans un premier temps, la tumeur est petite et reste localisée dans le tissu d’origine (stade local). Si elle n’est pas détectée, par le dépistage notamment, la tumeur grossit et envahit les tissus voisins (loco-régional). Les cellules cancéreuses peuvent aussi se déplacer vers un autre organe, à distance, où elles forment des métastases (par exemple, des cellules cancéreuses du sein peuvent migrer vers le foie).

Principaux facteurs de risques : tabac • alcool • alimentation • environnement • âge • hérédité

Les espoirs sont grands...

En France, la mortalité par cancer diminue régulièrement chez l’homme et chez la femme, pour tous les types de tumeurs.

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En France, la mortalité par cancer diminue régulièrement chez l’homme et chez la femme, pour tous les types de tumeurs.

A cause du tabac, le cancer du poumon est en augmentation chez la femme. Il est même devenu la deuxième cause de décès par cancer !(1) Une augmentation inquiétante, due au tabagisme des nouvelles générations.

Des progrès considérables ont déjà été réalisés. La France est dans le peloton de tête en termes de taux de survie à 5 ans pour les cancers les plus fréquents(2).

Pourtant, les efforts de recherche doivent continuellement être renforcés : depuis 2004, le cancer est en effet la première cause de mortalité (30%) dans notre pays(3).

Cancers chez l'homme

Cancers chez la femme


Selon les données publiées en février 2008 par l'Institut national de veille sanitaire, l'incidence du cancer a doublé entre 1980 et 2005, mais le risque de mortalité a diminué de 24%. Grâce au dépistage et à la prise en charge, la mortalité par cancer du sein diminue d' 1,3% par an. Il reste le cancer le plus mortel chez la femme.

Le taux de survie à 5 ans en France est l’un des meilleurs d’Europe (Etude ECARE)


Le nombre de décès par cancer en 2005 a été estimé à 146 000, soit une augmentation de 13% depuis 1980. Cette augmentation du nombre de décès par cancer est liée aux changements démographiques (augmentation et vieillissement de la population française), et le risque de mortalité par cancer a en réalité diminué entre 1980 et 2005.

Cette diminution du taux de mortalité par cancer est en moyenne de -1,1% par an chez l’homme et -0,9% chez la femme. Elle est encore plus marquée ces 5 dernières années, avec respectivement -2,5% et -1,2%.

1. Hill C., Doyon F., La fréquence des cancers en France en 2005 : évolution de la mortalité depuis 1950 et résumé du rapport sur les causes de cancer Bull Cancer 2008 ; 95(1) : 5-10
2. Coleman M.P, & al., Cancer survival in five continents : a worldwide population-based study (CONCORD), Lancet Oncology 2008 ; 9:730-756
3. L’état de santé en France en 2008: suivi des objectifs de la loi de Santé publique, DREES, Etudes et Résultats, N°711, déc 2009